DOMINIQUE WILDERMANN - Photographie plasticienne | About
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portrait

« Je grandis entre l’Alsace et l’Allemagne dans une famille qui traite la photo à la limite de l’archivage. Ma grand-mère était tireuse dans un labo professionnel argentique et photographiait sa vie sous tous les angles. Mes parents vont naturellement faire de même : fille unique, tous mes faits et gestes sont pris en photo et soigneusement classés dans des albums numérotés. Dans ce contexte je vais logiquement prendre en main très jeune le matériel photographique de mes parents, puis recevoir le mien dès l’âge de 6 ans, et finalement avoir constamment un appareil niché dans mon sac et l’utiliser quotidiennement.

À l’adolescence, en voyant ma mère poser, sourire aux lèvres, alors que 30 secondes auparavant elle était en pleine dispute, je comprends soudainement qu’une photographie peut aussi être un Ersatz de réalité et que j’allais pouvoir manipuler ce médium pour communiquer certains messages.

 

En 2003 je m’installe à Paris et pendant plus de 10 ans j’évolue dans le marketing : domaine qui a fait de la manipulation de l’image la base de toute campagne de communication ! Ce métier me permet également de beaucoup voyager professionnellement et de découvrir d’autres approches culturelles et sociales de l’image. J’étudie beaucoup la transformation corporelle et l’utilisation du vêtement comme marqueur d’appartenance tribale ou sociologique.

Parallèlement à ma carrière professionnelle je peaufine ma propre approche photographique par une boulimie de visites d’expositions et grâce aux cours du soir que je fréquente régulièrement pendant plusieurs années. Je navigue entre ateliers de labo argentique, retouches Photoshop, prise de vue studio et workshops d’optique et de chambre grand format.

J’explore de nouvelles techniques, ainsi que des anciens procédés, que j’entrecroise selon les projets. Ma préférence va à la photographie plasticienne. Pour chaque thème traité dans mes séries photographiques mon but est de faire poser des personnes ayant personnellement un réel lien avec l’idée traitée. Je passe également devant l’appareil comme personnage dans mes mises en scènes et je travaille notamment sur la place des femmes dans nos sociétés et sur mes propres expériences passées. J’aime flirter avec la fine limite qu’il y a entre réalité et fiction. Je mets en scène des situations à première vue banales, voire naïves ou grotesques, en jouant sur des détails cachés, avec des accessoires et des attitudes décalés pour emmener le spectateur dans une supercherie, dont le but final est de faire réagir mais surtout de faire réfléchir.

Je vois la photographie non seulement comme une œuvre en elle-même mais aussi comme le socle d’une œuvre transversale plus large. Par exemple accrochage photographique avec diffusion sonore, collaboration chorégraphique, intégration théâtrale.

 

Artiste plasticienne au sens large, je crée également des accessoires et costumes de scène, ainsi que  des installations mélant plusieurs médias.

 

Co-créatrice du collectif ‘Artisan Réalisateur’ réunissant des artistes visuels entre la Suisse, la France et Dubaï. »